COMMUNIQUE DE PRESSE CGR-CPRESS-201-712-090

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CGR-CPRESS-201-712-090                             

                               Paris le, 09 Décembre  2017

Quand un dictateur, reconnu pour avoir fraudé et fait tuer en masse afin de se maintenir au pouvoir, foule le tapis rouge à l’étranger, ce sont les principes de Démocratie et de protection des Droits de l’Homme qui sont piétinés.

Le 27.08.2016, le peuple gabonais, s’est exprimé dans les urnes en désignant M. Jean Ping comme président de la République gabonaise.

Ce rejet du système Bongo, expression du peuple souverain, a d’ailleurs également été observé par la communauté internationale. Faisant fi de la volonté des électeurs, Ali Bongo a cru pouvoir trompé le monde entier en présentant un score ridiculement fallacieux  de 99.93% dans la province du Haut-Ogooué comme étant un plébiscite national.

Le monde entier est témoin du soulèvement du peuple gabonais qui, dès l’annonce des résultats truqués de l’élection présidentielle, a spontanément manifesté dans la rue, et ce pacifiquement, son refus de voir à nouveau son suffrage faire l’objet d’un total mépris par la même minorité d’individus.

La réaction d’Ali Bongo a été des plus violentes : faire tirer à balles réelles  sur les jeunes manifestants désarmés, dans plusieurs villes du pays. Et, rappelons-le, une première dans l’histoire, le QG de Jean Ping, véritable vainqueur des urnes, a lui aussi subit des attaques à l’arme lourde et a été le théâtre de scènes extrêmement violentes, exclusivement commanditées par Ali Bongo.

Nous l’affirmons : nous sommes sans équivoque face un cas de terrorisme d’Etat.

C’est donc avec étonnement que le Conseil Gabonais de la Résistance (CGR) a eu connaissance de la visite programmée d’Ali Bongo à Paris (France) entre le 9 et le 12 décembre, dans le cadre du “One Planet Summit” auquel il participerait en tant que coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur les changements climatiques (CAHOSCC).

Le CGR constate avec regret, que des leaders de la scène internationale puissent envisager le développement durable de la planète sans considération aucune pour la défense  des Droits de l’Homme d’une partie de cette même planète.

Quel est donc le message ici, derrière les questions de gestion des ordures et de pollution de l’air, à l’endroit des populations qui aspirent à ne plus subir les violations des libertés individuelles et collectives, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, la terreur comme mode de gouvernance, l’accaparement des richesses  de tout un pays par un groupuscule d’individus aux complices internationaux?  Qu’est ce que ceux qui se battent pour avoir un meilleur avenir doivent comprendre de ces leaders internationaux, ceux là même qui s’insurgent, devant les médias, contre les conséquences (immigration clandestine menant à des traitements inhumains) de leur propre indifférence, voire co-responsabilité, en accueillant les coupables de la misère des êtres humains faisant partie de l’écosystème composant l’un des poumons de la planète?

Toutes ces familles meurtries depuis plus d’un demi siècle par les crimes perpétrés par le père adoptif, et ensuite par le fils, vont-elles d’abord s’intéresser aux concepts de protection de la planète alors qu’elles sont quasiment des morts vivants ?

Il n’est pas question ici de minimiser l’importance d’un sommet international pour le climat, mais de prévenir sur les risques d’investissements stériles et illusoires.

L’Afrique dont la population est fortement jeune, représente une grande partie des acteurs sociaux et économiques de demain. Ne pas lui offrir d’opportunités efficientes pour sauver la planète, c’est bien évidemment nous condamner tous autant que nous sommes.

Au-delà de l’aspect climat avec des éléments de prérequis pour l’Afrique, il y a aussi des questions de principes.

La France est très souvent présentée comme étant le pays des droits de l’Homme. Et d’ailleurs, le CGR lui-même a souvent utilisé cette expression pour désigner la France.

Cependant, c’est bien elle qui invite Ali Bongo, dictateur dont les crimes récents sont connus de tous, sur son sol.

Cette situation nous interpelle, nous, peuple gabonais, qui rêvons d’un Gabon dont la dignité est restaurée.

Ainsi, de la modeste conclusion que nous pouvons tirer ici, on peut visiblement tuer des hommes, des femmes et des enfants au Gabon et être invité en France avec des honneurs.

Le CGR ne porte aucune attaque contre la France, il observe et prend acte.

Pour le bureau de Coordination
Paul
-Eric M.

 


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